Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
A l'ARBB le dimanche c'est jour de sortie et aujourd'hui 3 sont prévues. La plus importante se situe dans le Queyras à la Mayt d'Amount, les autres plus discrètes sont à La Croix de la Salcette et au Mont de la Plane. Faute de participants ceux de la Salcette viennent avec moi à la Plane. Ce qui fait 20 personnes qui iront cheminer au départ de Montgenèvre vers ce sommet frontière duquel on touche du doigt le Chaberton. Mais avant d'en arriver là il faut trouver le départ et surtout contourner le golf de Cesanne - Montgenèvre. Ensuite c'est sur la rive droite de la Doire Riparia et en sous bois que l'on atteint le carrefour du sentier qui mène à la Durance.
Ici sous la protection du fort du Janus ces deux rivières coulent lentement et bien que naissant à quelques centaines de mètres l'une de l'autre elles iront déverser leurs eaux à
environ 1000 km de distance, la Durance dans la Méditerranée via le Rhône, la Doire dans l'Adriatique via le Pô.
Ce n'est pas vers la Durance que nous jeterons nos pas, mais vers le Col Vert ou Grand Collet, que nous laisserons alors dans l'alpage pour prendre le sentier cairné qui rejoint le Collet Guignard ou Petit Collet.
Une pause grignotage, buvette et c'est par le bon sentier à gauche que nous atteindrons rapidement le sommet du Mont de la Plane.
Un long regard périphérique pour renommer toutes les montagnes alentour, un coup d'oeil aux innombrables renommées mécaniques des stations de Montgenèvre, Cesanne et Sestrières, et un
comptage des retenues colinnaires qui alimentent en eau les canons à neige. L'espace ici au sommet ne prétant pas à la prise du repas, nous redescendons alors au col pour vider nos sacs à dos.
Bien installés, sous un soleil généreux avec au dessus de nous un ciel absolument bleu. Nous appelons ceci le ciel briançonnais qui n'a, nulle part ailleurs, un bleu aussi intense. Et c'est alors
que nos mandibules attaquent avec appétit le contenu de nos tupperwares. En dessous des chamois courent mais tellement vite que je n'ai pas le temps de les apercevoir. Par contre le génépy je le
vois bien dans la bouteille ronde de Georgette et puis dans ma tasse je le vois plus ... il a du s'évaporer.
La chaleur liée au soleil persistant nous oblige alors à faire un brin de sieste avant de reprendre le chemin du retour. Chacun s'installe comme il peut en constituant un tapis de sol
variable, en s'appuyant sur le sac à dos et surtout en se mettant à l'aise. Les petits petons que voici ont la chance de respirer un peu l'air pur du lieu. Mais l'air sera t'il toujours aussi pur
après? telle est la question.
Les chaussures remises c'est le départ et dans la pente rendue glissante, non pas par la pluie, mais la sécheresse et la chaleur, c'est un moment d'équilibre qui va durer quelques minutes.
Mais le groupe que vous voyez là, bien conseillé par Jean Claude, maîtrisera cette descente sans encombre. Il y en avait même dans le groupe qui voulaient remonter pour
redescendre.
Heureusement j'étais là pour les dissuader.
Quelque mètres plus loin c'est enfin le sous bois où le soleil traverse quand même et comme l'altitude baisse le barômètre monte et la chaleur aussi. Mais comme les voitures ne sont pas trés loin, c'est avec plaisir que tous nous quitterons nos lourdes chaussures, nos chaussettes pour faire respirer ces petits petons qui en ont bien besoin.
Et c'est un peu plus bas du côté de la Vachette que nous réhydraterons nos corps assoiffés bien installés à l'ombre des parasols avant de rejoindre Briançon et la douche.
Et, comme le veut la tradition, une photo de ce groupe exceptionnel qui ce dimanche a réussi à vaincre dans une ambiance fort agréable ce magnifique sommet du Mont de la Plane.