Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Pour varier les plaisirs et les activités, l’ARBB organise aujourd’hui jeudi, une sortie animalière et plus particulièrement ornithologique. Pour cela il faut bien sur un guide solide, connaissant les oiseaux, sachant les découvrir au premier coup d’œil, expliquant avec simplicité la vie de ces volatiles, etc… Par chance à l’ARBB nous avons un tel guide, ce n’est certes pas Nathalie mais Valérie. Peut-être d’ailleurs que dans quelques jours nous lui dédierons une chanson…
Donc, aujourd’hui, Valérie nous guide sur les chemins serpentant autour de l’aérodrome de Saint Crépin où elle a pour habitude de venir planter sa longue vue. Cela commence tôt le matin, où bien réveillés, nous attendons la venue des oiseaux.
Il faut dire qu’ils ne se précipitent pas ce matin les oiseaux, de temps en temps nous apercevons au loin une mésange est-ce une charbonnière ou une bleue, le
livre de notre animatrice peut nous le dire, lorsque tout à coup apparaît le goéland leucophé suivi bientôt par le grand milan noir. Pour ce rapace nous avons droit à une explication, figurez
vous que cet oiseau tourne la queue dans les grands ronds qu’il dessine sur ces futures proies. Je donne ici ce conseil au petit lapin qui court dans la prairie, si le milan il tourne la queue à
gauche, petit lapin part vite vers le droite. Pour cela petit lapin il faut que tu connaisses ta gauche et ta droite…
Plus avant nous stationnons dans le pré, jumelles et lunettes devant les yeux pour scruter l’horizon. Tout à coup, au bord de la Durance, un col vert
stationne. Là question de notre animatrice comment reconnaît-on un col vert sauvage d’un domestique ? C’est tout simplement une question de plumes terminales, le sauvage a une queue avec des
plumes, l’autre il n’en a pas. C’est alors le passage furtif d’un épervier d’Europe, puis sur les palettes de la ferme les bergeronnettes s’activent. Ici il y a deux bergeronnettes, la grise et
sa cousine la printanière. Et bien sur en rapport avec cette saison les hirondelles passent et repassent. Comme elles sont plusieurs cela veut dire que le printemps est là…. Quant aux familles
d’hirondelles cela devient compliqué car il y a : celle des rochers, la rustique, la fenêtre, là aussi faut regarder la queue. Mais même pas le temps car au loin le coucou chante. Le coucou
c’est un oiseau que l’on entend mais que l’on voit rarement. Alors Valérie elle ouvre le livre et nous le montre, c’est un très bel oiseau gris d’une envergure de 50cm qui se présente alors à
nous.
Mais nous voilà déjà à Chanteloube, pour les randonneurs que nous sommes nous avons fait 50m de dénivelé et 1 petit km en 2heures environ gros effort donc,
lorsque nous rencontrons notre premier moineau. Installé sous le toit de la ferme ce domestique veille au grain ou plutôt au nid. Et c’est alors qu’apparaissent sur les arbres devant nous les
bruants jaunes. Ces oiseaux là nous tiendront en haleine tout le temps du repas que nous prenons dans le pré. Jaloux de voir les lunettes et les jumelles pointées sur eux, les geais des chênes se
posent en face pour faire dévier instruments et têtes. Mais la vedette de ce repas sera le torcol fourmilier qui vient se poser et surtout chanter à tue tête sur l’arbre jouxtant celui des
geais.
Le repas terminé nous repartons vers les Achards et là au pied des vaches c’est rebelote avec les bergeronnettes, mais celui que nous sommes venus rencontrer c’est le moineau friquet. Il est ici en bande volant d’arbre en arbre, la pie bavarde se promène en face, et le traquet motteux se distingue au loin sur … les mottes de terre en bordure de l’aéroport.
D’autres volatiles bien sur ont été vus ou entendus, nous nous souvenons tous des pics, le vert entendu l’épeiche vu, les pouillots celui de Bonelli et le véloce entendus tous les deux, le rouge queue dont nous avons vu le front blanc, la fauvette à tête noire observée longuement et enfin les corneilles qui n’ont pas cessé de voler autour de nous.
La dernière observation est celle du chardonneret élégant qui loin dans l’arbre nous a toujours tourné le dos mais qui n’a pas bougé durant de bonnes minutes.
Puis sur le chemin du retour, en bordure de la piste de l’aérodrome de Saint Crépin, nous avons assisté à l’envol du cet oiseau, nommé planeur, qui sans aucun
doute a été construit en tenant compte des observations humaines sur les grands navigateurs que sont les rapaces et notamment les vautours. Cet oiseau là a quand même besoin d’aide pour prendre
son vol et c’est grâce à un câble qu’il décolle maintenant.
Cette excellente journée passée en compagnie de Valérie, remarquable pédagogue sur ce domaine, que nous remercions tous pour sa prestation. Nous avons tous appris, aujourd’hui, le nom de la famille d’oiseau la plus importante rencontrée lors d’une observation, c’est : « Il est déjà parti ».
Nous savons que Valérie proposera encore des sorties de ce type, je conseille vivement à tous nos amis randonneurs de s’inscrire auprès d’elle car des sorties de ce type valent vraiment la peine d’être vécues.