Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Pour ce premier week end de juin 2012 (ce sera d'ailleurs le seul à porter ce nom) nos amis caturiges les célèbres Monique et Michel nous ont invité (à nos frais quand même) au trés sympathique Moulin de Montrond. Au moulin nous n'avons passé que quelques heures pour manger, boire et dormir, très bien d'ailleurs. Les autres, qui ont fait le complément à 48, ce sont sur les chemins du Buëch que nous les avons passées. Samedi 2 le rendez vous est donné au premier parking des gorges de la Méouge auprès des poubelles et des toilettes sèches.
Là au dessus du pont romain ; qui en fait n'en est pas un puisqu'il a été construit aux XIV et XV siècles, siècles bien sur où les romains étaient retournés chez eux ; les 18
participants s'équipent en randonneurs pour attaquer le célèbre circuit dit des Gorges de la Méouge. Ce circuit commence par la remontée rive droite de la rivière et par le système dit des
montagnes russes rejoint la route desservant le village de Saint Pierre d'Avez. Mais que dire de toutes ces montées descentes, ces passages dans les filets d'eau qui traversent le sentier, cet
exercice ludique avec la corde pour éviter le passage dangereux. Passage qui en prime va couter une paire de talkie walkie à Damien car celui que j'avais à la ceinture a fini quelques 50 m plus
bas. Si cela avait été quelqu'un parmi nous qui remplace le TW, cela aurait couté moin cher à l'ARBB (humour noir).
Bref le passage passé nous n'avons rencontré aucune autre difficulté, hormis le petit ruisseau précédant le déjeuner. Trempette pour certains, équilibre pour d'autres et vite à table
à l'ombre des chênes verts. La reprise est un peu rude car il fait chaud et il faut monter en face pour rejoindre Pomet. Non, nos guides du jour ne sont pas perdus ils ont reconnu
consciencieusement le circuit, Pomet c'est le nom du patelin où vivent à l'année 2 personnes seulement. Faut dire qu'avec un nom pareil les candidats à l'habitat ne sont pas nombreux.
Petite anecdote à Pomet il y a une fontaine et comme nous avons tous très chaud et très soif, nous avons bu l'eau de la fontaine. Au moment de repartir voilà un jeune homme,
sympathique au demeurant mais qui vient sans doute de se réveiller malgré notre présence non discrète, nous dit gentiment que l'eau que nous avons bu est déconseillée à la consommation ... mais
il ne sait pas trop pourquoi. Vérité ou mensonge, info ou intox telle est la question que nous nous posons encore. Mais lecteur assidu je te rassure personne n'a été, à ma connaissnace, atteint
de tourista. Nous quittons alors Pomet pour rejoindre par la route le parking où nos voitures cotoyent celles des habitants de Chateauneuf de Chabre et d'ailleurs dont les occupants sont venus
bénéficier des trous de la Méouge pour se rafraichir un peu. Direction alors le Moulin de Montrond où Anne Sophie et Thierry les propriétaires nous attendent. La soirée sera agréable, rien ne
manque pour le bien être du randonneur et c'est avec les bons soins de la petite Emmy que chacun gagne son lit pour un repos bien mérité. Dimanche 3 réveil à 7H00 pour un petit déjeuner
à 7H30 où les arrivées sont égrenées. Babette et moi ne pouvons pas dire quel fut l'ordre d'arrivée vu que nous avons eu un réveil assez long. Par contre nous avons bien vu que pour
prendre de l'avance il y en a un qui arrive en pyjama.... Le petit dej avalé direction Antonaves très beau village perché dominant le Buëch et son affluent la Méouge.
Là stationnés à côté de l'église nous prenons la route en fait la piste forestière qui dessert dans le bois le col de Saint Pierre, où nous découvrons cette superbe touffe de pivoines
sauvages (la pivoine sauvage est actuellement pour notre association un motif de balades). Une dernière montée nous propulse au Pic Saint Cyr. Ce petit pic, seulement 1365m au compteur, n'a
rien de sensationnel, hormis une vue époustouflante sur les préalpes de Laragne et Sisteron. On distingue au loin le Ventoux et bien sur les hauts sommets de l'Oisans et des Ecrins, qui
hélas aujourd'hui sont cachés par les nuages. Ces satanés nuages qui, non contents de nous masquer la vue, nous rafraichirons quelque peu lors de la descente. Mais la pluie n'est que
passagère et le retour à Antonaves sera sec, l'arrivée au parking sera plus humide car Monique et Michel ont prévu une collation pour clôturer ces 48 heures. Ces deux randonnées dans ce sud-ouest
du département sont des avant goûts de promenade méditerranéenne, ici la végétation ressemble à celles du pourtour de la grande bleue, pour mémoire : thym, lavande, chênes verts. Les altitudes
atteintes y sont comparables et le soleil, surtout samedi, y est tout aussi chaud.
Tous nous avons été ravi de partager ces heures avec nos guides, bien sur nous les incitons à continuer, car c'est vraiment agréable, je dirai même plus, très agréable de se faire promener sans avoir rien à préparer. Merci Monique, merci Michel et à bientôt pour d'autres 48 heures....