Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Direction le Bauges aujourd'hui et plus particulièrement la station d'Aillon le Jeune et le hameau qui lui fait suite Le Penon. En hiver, Le Penon c'est un cul de sac la route s'arrête. En été elle continue pour desservir le Col du Lindar plein Sud et également un peu avant le col en partant sur la gauche la ferme du Morbié, dont il sera question plus tard.
Au lieu dit Rond Point du Lindar direction à gauche et en avant toute vers la ferme. Plus avant au sortir d'un virage c'est une odeur caractéristique de troupeau qui nous attend. Pour
vous donner une idée du parfum c'est Bouc n°5 (et peut être 6 tant l'odeur est persistante). En fait cela ne nous dérange que trés peu car la route étant quasiment plane les langues à l'arrière
vont bon train. Nous passons devant la ferme et c'est encore vers la gauche que nous orientons nos pas au virage en épingle. Là le panneau nous indique Col de la Sciaz : 0h20. Et c'est parti pour
une courte montée et au col nous rejoignons les pistes de la station d'Aillon ... vides de skieurs. Il nous reste alors les derniers mètres pour le Mont Morbié signalé à 1H00 et dans la montée
raide puis le replat sommital nous ne mettrons pas plus de 40 minutes. Au sommet un skidoo nous attend avec 3 employés de la station qui, je pense aujourd'hui, faisaient acte de présence car
aucun skieur, aucune remontée en marche. Pour nous venait enfin l'heure du repos-repas et c'est au pied du pylône du téléski demonté de la Crète que nous nous installons, et qui plus est, dans
l'herbe.
Le repas est toujours un moment sympathique de la randonnée, mais aujourd'hui il a été agrémenté par une vue exceptionnelle sur les sommets alentour. Les vues s'étendent au loin, je
ne vais pas décrire tout ce qui s'étale ici .. si vous voulez le savoir vous n'avez qu'à y aller. Par contre nous avons en face la belle Dent d'Arclusaz et sa croix qui dominent la vallée et bien
sur Saint Pierre d'Albigny à l'apic.
Bien que nous ne soyons que onze aujourd'hui les discussions vont bon train par groupe de 4 le dernier, bien sur, fait triplette. Alors tous les sujets actuels sont entamés et bien sur le plus important également. Qui sera le prochain à mener à bon port notre petite société dans les mois qui viennent? Aurons nous suffisamment d'élus pour assurer tout notre programme? Oui mais avant cela il faudra peut être qu'il soit publié ... le programme, et actuellement il est au point mort celui du 2 ème trimestre. Alors, promis, juré demain mercredi le conseil se réunit et le programme il sera des plus alléchants. Randonneur, randonneuse tu peux dormir sur tes deux oreilles le conseil de randonnée veille...
Ouf disent alors tous nos amis, sur cette bonne nouvelle nous pouvons attaquer le retour. C'est le trajet aller que nous prendrons jusqu'à la ferme du Morbié.
Là les biquettes elles sont dans le pré. Oh ne croyez pas qu'elles broutent l'herbe que nenni elles dégustent les écorces des branches alignées sur le sol. Peu avant nous avons vu sur
le bord du chemin les marques laissées par les chevreuils (ou peut être les chèvres) sur les troncs des arbustes. Ces chèvres, au nombre de 160, font du lait. Les fermiers, un jeune couple qui
vit là, font des fromages avec le lait. Les randonneurs, en nombre conséquent, qui passent par là s'arrêtent et achètent le fromage. Ils peuvent aussi acheter du mohair car il y a aussi 40
chèvres qui produisent cette laine.
Les achats terminés, sous la ferme un sentier part à droite, un panneau indique Le Penon Direct 0H45. Et c'est donc parti pour 45 minutes dans le bois sur un sentier mi glace, mi neige, mi terre et voici comme promis Le Penon atteint en temps voulu. Là train train habituel, rangement, paiement et direction Chambéry, Crolles et Grenoble.
Et encore une fois les raquettes, comme à Charande, ont fait le voyage sur le sac à dos ...