Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
A l'Asptt Grenoble il en est une, entre autres traditions, qui consiste à effectuer un séjour raquettes lors du mois de janvier. Les sites permettant un tel séjour sont très nombreux, cette année c'est le Queyras qui a été choisi et particulièrement Prat Haut, hameau de la commune de Château-Ville-Vieille et son gîte : La Vie Sauvage où, 17 d'entre nous, ont décidé de passer ces 4 jours.
Au premier abord un tel nom laisse planer plusieurs hypothèses, est-ce un lieu peuplé
uniquement d'animaux non apprivoisés, est-ce dû à une manque de civilisation, ou est-ce que c'est dû aux caractères des propriétaires, je pense au patron en particulier. Et bien que nenni La
Vie Sauvage c'est le nom marketing de ce gîte où chacun appréciera tout au long de ces quatre jours la disponibilité des propriétaires, la saveur des repas, la chaleur dans tout le bâtiment et le
confort des chambres.
Cela commence donc jeudi 17 par une arrivée en fanfare, après un trajet en Trafic un
peu long dû à des embouteillages sur la rocade. Avant d'occuper le gîte nous stationnons un peu en dessous à la Maison de l'Artisanat à Ville Vieille. Repas sur le pouce puis chaussures aux pieds
nous partons dégourdir nos mollets sur le sentier qui mène aux villages perchés de Meyriés et Rouet. Une montée un peu verglacée nous incite à une descente plus prudente que nous faisons par la
route pour rejoindre Château Queyras. Un transfert en véhicule nous permet alors de rejoindre le gîte. Au gîte c'est tout de suite occupation des chambres, les 5 couples ont les grands lits, les
3 filles une chambre à 3 lits, et les 4 garçons une à 4 lits. Une douche ensuite et puis c'est le bar en attendant l'arrivée de notre guide du lendemain, ce guide vient de Lorraine mais est
installé depuis quelques temps à Guillestre et il connaît les chemins du Queyras comme s'il les avait fait. Il faut dire que, pendant l'été, il les parcourt pinceaux aux mains pour colorer les
arbres de couleurs rouge, blanche et jaune suivant son humeur du jour. Claude, c'est son prénom, arrive avant que nous ayons terminé le fût d'Heineken et c'est alors la préparation de l'étape de
vendredi. Mais avant cette étape il faut répondre à l'invitation de Marc qui consiste simplement en un apéritif de bienvenue. Ensuite vient l'heure de la restauration dans la salle du bas où
potage, truite, salade, légumes, fromage et tarte nous attendent. Ensuite une lichette de tisane locale aux 6 plantes et chacun rejoint alors son lit en attendant le lendemain.
Vendredi c'est réveil pour un déjeuner pas avant 7H30, heure à laquelle le boulanger est supposé livrer le bon pain. Parfois, cela en raison des conditions climatiques, le boulanger a du retard, le randonneur attend alors le pain frais. Cela m'a toujours fait marré le bon pain frais du matin, je l'ai toujours trouvé chaud le pain frais. M'enfin le pain est là, le café aussi, le lait, l'eau chaude pour le thé également. Et sur la table à côté du pain les bonnes confitures de Claudine, Claudine c'est l'épouse du patron. Tous les deux ils s'affairent sans relâche pour notre bonheur et nous à chaque seconde nous demandons quelque chose, et eux ils répondent toujours présents. En fait ce sont de faux sauvages ou alors ils ont été apprivoisés... Le déjeuner avalé, les thermos remplis d'eau chaude il faut passer dans la salle du matériel pour prendre les équipements. Raquettes, bâtons, sacs à dos un court trajet en Trafic jusqu'au Raux et c'est le départ de la randonnée raquette. Crête de Curlet au programme. Le guide, Claude pour ceux qui n'auraient pas suivi, part en tête et dans la côte sévère du départ fait attention à ce que tous suivent sans peine. Sur le sentier balisé jaune et profitant de la trace des raquettes bien marquée nous atteignons la croix puis la crête.
Très belle vue sur Saint Véran là, en dessous, quelques photos, une rencontre lointaine
avec le chamois que l'OT de Saint Véran a rémunéré pour les touristes, un repas frugal à la croix et c'est la descente sans encombre (ou presque) pour rejoindre les véhicules. Claude retourne
vite à Guillestre et nous c'est vers Saint Véran que nous partons, la visite de ce village, commune la plus haute d'Europe, nous prend le restant de l'AM.
Un détour par l'église où nous rencontrons d'autres randonneurs venus ici
rendre hommage à un nouveau né, poursuivie par des arrêts devant de magnifiques cadrans solaires et de non moins belles fontaines, et c'est le retour aux véhicules et bien sûr au gîte.
Les activités sont alors diverses et variées, il y a douche, bar, sauna, hamman, jaccuzzi. Et oui à Prat Haut dans une salle toute neuve ces 3 activités sont disponibles. Peut être que l'on
pourrait rebaptiser le gîte par La Vie Saunage. Ces activités terminées il est grand temps de penser au repas. Marcher, doucher, transpirer cela fatigue l'individu et brule les calories. Il faut
alors reconstituer et, dans la salle du bas c'est un nouveau potage, une portion de lasagne, de la salade, du fromage qui sont au menu ce soir. Et le dessert me direz vous, et bien c'est en haut
au bar que cela se passe. Marc a mis le tablier et sur les deux butagaz il fait de simples crêpes. Pour les agrémenter il y a un peu de confiture, l'ennui avec la crêpe à la confiture c'est que
cette dernière elle coule sur les doigts. C'est embêtant, mais c'est bon. Un peu de tisane pour faire passer et vite au lit car demain sera un autre jour.
Samedi il neige, oh pas trop fort, mais il neige quand même. Alors sur les conseils de Marc nous partons, moi devant et eux derrière pour la cabane de Clot l'Henry sur la montagne en face. En fait quand je dis moi devant c'est un peu faux.
Devant c'est le chien de la voisine un labrador retriever qui nous guidera toute la
journée. Nous rejoignons La Rua avant de traverser le torrent de la Blanche et de grimper vers le col des Prés de Fromage. Avant le col nous prenons à gauche et par le large sentier nous
rejoignons l'Henry. Belle cabane ouverte à tous qui nous abrite des flocons. Il y a même un poêle que nous essayons en vain de démarrer. Pauvres trappeurs que nous sommes malgré tous nos efforts
point de feu, mais cela est la faute du Dauphiné Libéré qui, pourtant journal à grand tirage, ne veut pas prendre pour allumer les brindilles. Qu'à cela ne tienne 15 personnes dans une cabane de
20m² environ cela dégage de la chaleur et comme il y a en plus dégustation de prune, vulnéraire et génépy personne ne ressent le moindre froid. Notre ami le chien, bien élevé, attend sagement à
l'extérieur, devant la porte. Son attente est récompensée car il a lui aussi droit à tout sauf à la dégustation. Faut pas exagérer quand même. Youpie les sacs sur le dos, les photos dans la
boîte, enfin sur la SD, c'est le retour tranquille à La Rua. Là deux options, la première consiste à attendre Marc pour revenir au gîte en voiture elle est choisie par 5 d'entre nous, les 10
autres c'est à pied qu'ils reviennent au gîte. Le chien lui reste avec ses copines de La Rua, il se dem...dera pour rentre au bercail. Lecteur attentif tu te demandes où sont passés les 2 qui
manque aujourd'hui, Gisèle et Dédé en effet ont fait une promenade plus courte aujourd'hui.
Lorsque tous se retrouvent au gîte, il faut noter toutefois que les randonneurs à pied sont arrivés avant ceux ayant choisi l'option voiture, c'est à nouveau activités variées. Mais toutes ont un rapport avec celles décrites précédemment. Par contre de longues discussions s'installent, les garçons à proximité du bar notent que le contenu du fût est très correct, les filles à l'entrée préfèrent le thé et le pain d'épices. A 19H30 précises arrivent d'autres randonneurs qui doivent faire une partie de la traversée du Queyras en raquettes la semaine prochaine. En même temps qu'eux Claudine et Marc offrent l'apéritif de fin de semaine (ou de début de séjour au choix) avant de nous faire descendre pour le repas. Ce soir Marc est aux appareils de raclette où le fromage fond avant de rejoindre l'assiette. Charcuterie, pommes de terre, salade variée c'est le menu du jour. Pas de fromage en fin de repas mais salade de fruit pour tasser la raclette. Et bien sur en haut la tisane digestive souvent appelée p..-mémé ou même p..-pépé suivant la personne qui l'avale. Elle est excellente cette tisane aux 6 plantes : fenouil, anis étoilé, anis vert, réglisse, menthe et angélique, elle est proposée par une habitante du Roux d'Abriés qui s'est spécialisée dans ce produit.
La tisane avalée c'est l'heure de regagner les étages supérieurs
pour une nuit bien méritée en souhaitant que la neige ne nous isolera pas ici à Prat Haut, car si nous devons continuer sur ce rythme, les kilos risquent de s'accumuler. C'est bizarre ce genre de
séjour à thème ils se veulent sportifs et à la sortie ils sont toujours gastronomiques.
Dimanche 7H00, c'est le réveil la neige est tombée, elle continue légèrement. Le chasse neige est passé, la route est dégagée. Pas de problème donc pour le retour à Grenoble. Nous déjeunons,
rangeons nos chambres, refaisons les sacs, réglons la facture, disons au revoir et montons dans les Trafic. Une halte à la fromagerie de Ville-Vieille pour quelques achats régionaux et c'est la
descente sur la route légèrement enneigée. A Guillestre confirmation de la fermeture du col du Lautaret, c'est donc par Gap et Bayard et Corps et La Mure que nous retrouvons Grenoble, l'Ile
d'Amour, Montbonnot et ensuite nos habitations respectives.
Un séjour de plus en bonne compagnie, en bonne ambiance comme d'habitude. Certes
parfois des remarques fusent entre habitués mais c'est toujours avec beaucoup de bonne humeur que cela est dit. Un dernier mot pour nos hôtes de ces 4 jours Claudine et Marc tiennent de mains de
maîtres ce gîte particulièrement agréable de la Vie Sauvage où chacun d'entre nous a pu apprécier leur gentillesse, leur disponibilité et la qualité de leurs prestations. Des endroits comme
celui-ci sont à faire connaître, croyez Claudine et Marc que nous ne manquerons pas de le faire.
Quant à moi je vous dis RDV en mars pour d'autres aventures....