Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Le mardi à l’Asptt c’est sortie, le 29 de janvier c’est dans les Bauges que le programme nous mène. Précisément c’est un col aujourd’hui qui a été choisi, il s’agit du col de Chérel. C’est sur il est moins connu que le col de la Vanoise par exemple mais il existe. Pour s’y rendre rendez vous habituels aux points de départ et dans les véhicules conduits de main de maître par nos chauffeurs à casquette, Dédé le bleu et Jean Pierre le blanc nous arrivons à Précherel.
Déjà, au point de départ de la balade, il y a quelque chose qui dit que l’on est plus près du col de Chérel que de celui de la Vanoise. Est-ce que Précherel veut dire
prés de Chérel ou pré de Cherel ? Bonne question. A Précherel il y a de la neige, tombée de la nuit précédente, la balade se présente ainsi sous un angle intéressant. Donc chacune et
chacun chaussent les guêtres, les raquettes et dans un ordre presque parfait c’est le départ à plat tout d’abord.
Au pont de Leyat deux routes s’offrent à nous, celle par l’ancienne piste, l’autre par la nouvelle bien sûr. Toutes les deux sont balisées JR (Jaune Rouge couleur
GRP), nous choisissons la nouvelle qui serpente dans la forêt et dessert tout au long de nombreux chalets épars. La montée se fait tranquillement, au rythme des premiers qui se succèdent car la
fine couche de neige nécessite une ouverture de traces. Nos intrépides trappeurs, Nono et Christian qui avaient l’habitude d’ouvrir les piste sur les trottoirs de Grenoble lorsqu’ils œuvraient
pour la Wells Poste de Chavant, s’en donnent tellement qu’ils nous distancent très rapidement.
Nous arrivons alors au carrefour des deux pistes, nous laissons encore l’ancienne et par la nouvelle nous sortons entre deux gros chalets beaujus dans ce qui, en été,
est l’alpage. Alors Gisèle prend la tête et en trois mouvements nous mène au col où la bise souffle. Les chalets du col sont tous fermés il faut alors trouver abri et c’est dans la forêt au
milieu des grands sapins que nous choisissons de nous arrêter. Certains debout, d’autres assis, nous avalons tous très rapidement notre encas pour reprendre des forces avant d’attaquer la
descente. Le chemin aller sera aussi celui du retour car en bas nous attendent 3 galettes et un pack de cidre. Hélas à Précherel la pluie commence à dégringoler, nous choisissons alors de trouver
une place plus clémente pour nous abriter.
C’est au col du Frène que nous la trouverons en la présence de l’abri touristique de cette vallée baugienne. Là sont expliqués la formation des synclinaux
particuliers des montagnes des Bauges (Arclusaz, Trélod et Arcalod), la vie pastorale riche maintenant en fromages ayant tous l’IGP (Information Géographique Protégée), et le tourisme possible
dans cette vallée. Cette vallée est composée de bourgs sympathiques aux jolis noms de Sainte Reine, Ecole, la Compote et le Chatelard qui méritent une visite. Pour y vivre à l’année c’est plutôt
réservé aux natifs car en hiver la vie y est quand même rude.
Lorsque la galette a désigné les rois et les reines c’est avec tristesse que nous regagnons les véhicules blanc et bleu pour une descente tout en douceur sur Saint Pierre d’Albigny, puis par l’autoroute, qui dans quelques jours sera noir, nous regagnons la cuvette de l’Isère et RDV mardi prochain où Patrick mènera la sortie quelque part ailleurs…..