Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Pour fêter la fin de cette année randonneuse, Anne Marie nous a réservé un séjour dans le gîte Evolutions à Peyreleau. Peyreleau c'est dans l'Aveyron et ce village dominé par sa tour
carrée se situe au dessus du confluent du Tarn et de la Jonte. Ces deux rivières se rejoignent au Rozier, le village juste en dessous de Peyreleau, qui lui se trouve en Lozère. Arrivés en bon
nombre lundi 18 nous nous installons dans le gîte en faisant déjà un bon exercice car les marches d'escalier sont ici couleur locale. Le partage entre chambres de quatre, de six s'effectue
rapidement, les couples sont ensemble, les garçons d'un côté et les filles de l'autre. Tout ce monde se réunit alors autour du verre de l'amitié composé uniquement d'apéritifs locaux. Alors le
bon pastis d'Homs et le Calistou sont vite dégustés pour laisser place au repas. De ce repas et des autres la synthèse viendra en fin de reportage. Pour l'heure ce qui importe c'est la balade de
demain mardi.
Mardi 18 juin : départ vers le très beau village de Liaucous pour une boucle fort sympathique vers les
hameaux troglodytes. La montée se fait sans problème, malgré une erreur d'aiguillage vite réparée. C'est alors l'arrivée sur le plateau, la visite du hameau du Vors avant de rejoindre la grotte
où le picnic intervient.
La descente qui suit nous mène aux deux hameaux troglodytes de Saint Marcellin et d'Eglazines. Les haltes photos se succèdent et le crachin qui survient toujours au moment d'une de
ces haltes nous oblige à forcer le pas pour nous mettre à l'abri. Cette balade sur la rive droite du Tarn qui serpente en dessous nous permet de constater tout le travail des anciens qui avaient
ici construit les terrasses nécessaires pour la culture des produits de base. Vivre ici n'était également possible que grace aux sources qui alimentent ces deux hameaux. L'eau c'est au retour que
nous en avons besoin pour allonger l'Homs.
Mercredi 19 juin : c'est avec Sylvain, le propriétaire du gîte, que nous partons ce matin. Cela commence au parking de l'antenne sous le rocher de Capluc. Nous retrouvons le sentier au hameau de Capluc et c'est par le GR6 et le GR de Pays que nous ferons la boucle. Cette boucle sac à dos, jumelles aux bras et lunette sur pied que nous permet de découvrir les quelques volatiles qui plânent sur nos têtes.
Quelques uns, que Sylvain connait bien, sont encore au nid et attendent les forces nécessaires pour s'envoler planer dans le ciel des Causses. Depuis ce mercredi les vautours n'ont
plus de secret pour nous : il y a les fauves (les plus nombreux), les moines de couleur noire et les percnoptères plus petits mais en petit nombre. A noter que le quatrième vautour, le gypaète va
être réintroduit dans les semaines qui viennent. Au retour de la balade au village de Capluc quelques uns d'entre nous en profitent pour rejoindre le sommet du rocher où trois échelles précèdent
le belvédère sommital.
Jeudi 20 juin : quelques kilomètres en voiture avant la balade afin de rejoindre Saint André Vésines pour stationner un véhicule puis tous ensemble direction La Bouteille pour la traversée. Pas de commentaire sur La Bouteille c'est simplement le nom du village.
La balade commence par une petite descente dans le sympathique ravin des Rajals avant de rejoindre le superbe, mais vraiment superbe, village de Saint Véran. Tout de
pierre dominé par un château et sa tour. Cet ensemble château-tour serait un des plus anciens château fort de France. Le trajet se poursuit en légères montées-descentes pour passer par
le hameau de Montméjean, sa source et débouche alors sur la corniche du Rajol. Le détour nous mène alors aux rochers de Roques Altes (Roches Hautes) qui dominent le causse face au site privé de
Montpellier le Vieux. La voiture alors retrouvée mène les chauffeurs aux camions et au retour c'est tous ensemble que nous retournons à Peyreleau. Là nous accueillons pour la fin du WE nos amies
au camping car les célèbres Gilou et Martine.
Vendredi 21 juin : changement total aujourd'hui avec une randonnée sur le causse Méjean. Pour cela il faut rejoindre Gally par Meyrueis et le col du Perjuret.
C'est le chaos de Nîmes le Vieux qui nous sert d'apéritif. Ces rochers qui surplombent et même qui émergent dans le causse montrent la construction très lente de ce
paysage. Trois petits hameaux sont bâtis au pied de ces rochers, L'Hom puis, plus loin, Le Veygalier et enfin Villeneuve. L'activité agricole est très présente ici avec de grandes fermes et
de grands champs où actuellement les fermiers s'activent pour couper et rentrer le foin. Au loin les troupeaux de moutons parsèment l'espace et les quelque béé-béé entendus nous rappellent que
nous aussi, parfois, nous formons troupeau. Au sortir de Villeneuve nous nous dirigeons tout droit (à l'azimut et au GPS c'est marrant) vers la ferme du Souc. Ancienne ferme dont un corps est en
ruine mais où tout autour les champs sont encore exploités.
Déjeuner rapide pour reprendre ensuite vers l'ensemble de la Fretma. Ici dans un paysage idyllique se trouve une ferme et ses dépendances de toute beauté, en rénovation actuellement.
Une longue halte photo et puis c'est le bouclage de la boucle par le GR60. Le soir, au gîte, nous accueillons les grimpeurs qui doivent affronter ce WE les longues voies de la Jonte. Il paraît
qu'ils reviendront les années suivantes pour les faire toutes.
Pour Babette et moi ce sera la dernière soirée car nous devons rejondre Briançon pour une fête familiale. Par contre nous gardons de cette merveilleuse petite semaine des images superbes, celles bien sur de ces animaux volants les vautours dont on ne peut pas détacher les yeux lorsqu'on les observe en vol. Environ 3 mètres d'envergure et pas un seul coup d'aile pour atteindre les altitudes qui leur permettent d'observer l'immensité des causses.
Ces causses au nombre de trois ici, Sauveterre rive doite du Tarn, Méjean entre Tarn et Jonte, et enfin Noir rive gauche de La Jonte, sont hélas maintenant couverts de nombreux arbres. Ces plantations remontent aux années 60 et parfois un peu avant et ont hélas étouffées quelques espèces endémiques.
Le causse Noir heureusement résiste un peu et permet ainsi une pâture intéressante. Cette région entre Tarn et Lozère, Midi Pyrénées et Languedoc possède une
richesse patrimoniale des plus intéressantes. Villages tout de pierres avec toits en lauzes, escaliers urbains pour relier le bas du haut tout cela appelle à la visite et il est sur que nombres
d'entre nous reviendront.
Un dernier mot sur les repas puisque je me suis engagé à en parler. Ici la cuisine de Stéphanie, l'épouse de Sylvain et aussi propriétaire des lieux, mérite une longue halte. Nous
avons testé durant ces cinq repas tout ce qui se fait de bon en Aveyron. Et comme dit le proverbe ce qui se mange en Aveyron c'est bon. Je ne donne pas de détail car tous savent ce qu'ils ont
mangé, si d'autres lecteurs lisent ceci, un conseil : réservez une petite semain au gîte Evolutions à Peyreleau.
Pour revenir au séjour nous n'avons pas encore voté pour la meilleure tarte comme nous l'avions évoqué alors pour mémoire, ami randonneur aux papilles qui s'activent, voici le vote qui t'est proposé :
1 - Tarte aux pommes à la cannelle
2 - Clafoutis de cerises
3 - Tarte aux myrtilles
4 - Tarte pistache abricots.
Un grand merci encore à Anne Marie pour ce l'organisation de cette semaine et surtout aux nombreuses heures qu'elle a et va passer à faire les comptes. Un grand et beau salut à Stéphanie et Sylvain pour tout ce qu'il nous ont offert cette semaine.
A tous, à bientôt sur d'autres sentiers pour d'autres aventures.