Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Non ce n'est pas un article interdit aux jeunes compris entre ces âges, c'est tout simplement la température recueillie mardi entre Le Pont des Allemands (-10) et le Habert de Billon
(-17). De plus au Habert le vent souffle alors le ressenti (c'est trés à la mode ce truc là) en anglais cela se dit Windchill et sur Internet vous trouverez les tableaux qui vous indiqueront
cette température en fonction de la vitesse du vent. Bref sans ce tableau nous nous apercevons vite qu'il caille ferme ici dans cet alpage.
Mais avant d'atteindre ce lieu nous sommes partis du parking du Pont des Allemands où nous avons croisé une grosse équipe du PGHM et de la gendarmerie qui terminait son
entraînement. Les gendarmes avaient déjà rangé les skis quand nous avons sorti les raquettes et c'est par la bonne piste forestière que nous avons atteint les magnifiques "remparts" du
Monastère de la Grande Chartreuse. Ce monastère où vivent encore quelques moines est une des premières curiosités dauphinoises que nous avons découvert, il y a déjà 34 ans, lors de notre arrivée
à Grenoble. Je me souviens qu'un dimanche de printemps au cours d'une sortie en famille au Charmant Som, nous avons rencontré là haut, un radio amateur. Ce personnage fort sympathique
scannait alors les fréquences, et tombe alors sur un correspondant polonais. Ils s'adressent leurs salutations par un sympathique code 73 et entame la conversation. Le polonais se situe quelque
part en Pologne, notre français lui dit alors être sur un petit sommet dominant un grand monastère où coule une eau a la couleur particulière. Suivant les jours, continue t'il,
elle est verte et puis le lendemain jaune. Il finit par lui dire, toujours dans son jargon, que cette eau est en fait un 813. Si vous voulez savoir ce qu'est un(e) 813 cherchez sur Internet et
vous trouverez.
Mais retournons à notre sortie, et plus précisément au Habert, ici l'eau est plutôt claire et le glaçon qu'elle forme irait bien avec le pastis. Mais ce n'est pas de
cela dont nous avons besoin, la tisane ou le thé dans les thermos sont bien plus d'actualité. Nous dégustons rapidement le cake d'Anne Marie, dont les fruits confits sont à la limite de la
congélation, avant de reprendre le chemin du retour. Nous empruntons le sentier qui directement nous mène à l'abreuvoir gelé et par la piste, le monastère et la piste aller c'est le retour aux
véhicules. Et vite dedans car il fait toujours -10 et nous n'aspirons qu'à nous rechauffer sous la douche quelques kilomètres plus bas. La semaine prochaine il fera sans doute meilleur pour vivre
d'autres aventures .... mais je n'y serai pas.