Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Pour changer des randonnées sur sentiers balisés, bien indiqués, bien entretenus Aline a choisi de d’emmener dans un alpage peu connu 14 de nos amis arbbistes et surtout de leur faire partager une marche en quasi-totalité hors sentier.
Et cela a commencé par une longue montée sur la piste carrossable mais poussiéreuse du Col d’Anon. Les voitures ; après avoir évité les ornières, les pierres, l’herbe ; sont enfin parvenues au parking sommital du col. De toute façon il est impossible d’aller plus loin sauf à tenter un passage dans l’alpage. Mais cela nous convient car nous attaquons ici la randonnée. Au début çà va nous suivons une large piste fort dégradée mais nous parvenons vite au poteau indiquant Col d’Anon 1891m. Cela permet de caler les altimètres avant d’attaquer un passage dans de l’herbe si haute que cela chatouille les mollets. Le passage successif des marcheurs a le grand avantage de bien marquer le sentier. Qu’est ce qui vont être contents les promeneurs qui emprunteront dans quelques jours ce circuit, ils pourront dire merci à l’ARBB, l’association qui travaille pour le bien de tous (cocorico).
Nous atteignons rapidement la sortie du bois et chic voilà une sente peu marquée, mais bien sympathique, qui nous mène au Torrent de Malafouasse. Nous le traversons avant de quitter la sente pour longer sur quelques mètres sa rive droite. Et là, passage sur l’autre rive avant d’entreprendre la sèche montée qui nous amène à gauche de la Tête des Lauzières. Un coup d’œil circulaire nous permet de reprendre notre souffle pour attaquer tout droit le semblant de sentier qui se termine en haut de la Tête des Raisins. Ce sommet offre un 360° avec une vision très intéressante sur les sommets du coin, vous les connaissez tous, mais de Vautisse à La Font Sancte nous apercevons successivement : La Tête de Dormillouse, Le Pelvoux, Le Thabor, Le Chaberton, La Condamine, Rochebrune, Le Viso et enfin La Tête des Toillies, et bien sur tout ce qui se trouve entre. C’est quand même un bon moment surtout que nous découvrons en bas Briançon et bien sur la vallée de la Durance.
Comme nous sommes arrivés à midi pile inutile de préciser que nous avons ouvert les sacs et le repas terminé j’ai cherché les ceps qui doivent donner ici les raisins. Ben que nenni il n’y en a pas, je l’assure, de raisins ici. Alors pourquoi avoir donné ce nom à cette montagne ? Il doit bien y avoir parmi vous une personne qui connaît l’origine de cette appellation, merci alors de me l’adresser.
La sieste terminée il est temps d’entreprendre le retour. Comme Aline a prévu un circuit, c’est par la crête Sud Est que nous l’entamons. Des cairns et des balises de la V Race tapissent le sol. Il n’y a alors qu’à les suivre, mais toujours hors sentier, pour parvenir à la Cabane de Clot Saret. Entre temps la découverte dans les prés de lunes de mousseron a grandement ralenti le retour. Mais comme nous ne sommes pas pressés et que culinairement les mousserons s’allient parfaitement avec les épinards sauvages, c’est cette dernière cueillette à la cabane qui a déclenché un long deuxième arrêt.
A la cabane nous avons retrouvé le sentier qui continue celui du matin, il suffit de l’emprunter et de suivre alors les traces du matin pour rejoindre facilement le parking. Les voitures, bien chauffées par le soleil, sont vite aérées. C’est dommage que nous n’ayons pas eu des œufs car nous aurions pu faire l’omelette aux mousserons sur les capots.
Le retour en voiture nous attend mais également un arrêt obligatoire dans un grand pré où les chardons bleus sont alors photographiés pour illustrer cette sortie. Photo que vous pouvez voir sur le site. Cette randonnée, dans un lieu où nous n’allons que très rarement, est de toute beauté, bien qu’hors sentier elle est extrêmement facile, aucune difficulté n’y est rencontrée et comme je l’ai souligné elle offre un panorama remarquable sur notre belle région briançonnaise. Merci Aline pour cette idée et garde là bien en mémoire pour la faire connaître, plus tard, à nos amis arbbistes.