Overblog Tous les blogs Top blogs Associations & ONG
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.

Publicité

Ah l'pays bauju, vin dieu

Le joli mois de mai est toujours propice aux escapades et cette année, pour profiter du beau temps annoncé, ce sont 16 arbbistes qui se sont joints à moi pour rendre visite au pays bauju. Kézako que ce pays. C’est très simple il se situe dans un losange dont les 4 sommets sont :

  • Au Sud : Saint Pierre d’Albigny,
  • A l’Est : Seytenex,
  • Au Nord : Annecy
  • A l’Ouest : Aix les Bains

Et au centre le petit village d’Ecole qui nous accueille, précisément au gîte des Landagnes.

Le décor posé il suffit maintenant de nous occuper pendant ces 4 jours, certes le programme proposé est alléchant mais une question demeure : Sera-t-il effectué en totalité et dans l’ordre prévu ? C’est cela que vous allez découvrir, les 17 présents eux savent déjà.

Dimanche 25 Mai : Rendez vous entre 11H00 et 11H30 au parking du péage de Crolles, tout le monde est là, seule remarque ceux venant de Noyarey arrivent les derniers .. mais à 10H50 donc pas de retard. Direction alors Ecole où nous posons les véhicules au parking du gîte, le repas pique nique est vite avalé et la première randonnée est entamée. Ce sont les Chalets de la Fullie avec au passage la chapelle restaurée de Saint Bernard de Menthon patron des randonneurs. Les fresques à même les murs sont vite photographiées ce qui permet de ne point perdre de temps pour continuer vers les chalets.
Aux chalets la pluie menace mais les ponchos sont vite enfilés et la descente est entamée. Puis le crachin cesse ce qui permet de retrouver le gîte sans avoir à faire sécher quoi que ce soit.

Au gîte nous accueillons nos amis ardéchois, Brigitte et Michel, qui nous rejoignent,ce qui nous permet de commencer notre installation, chacun prend son lit, sa douche et vaque aux occupations d’après randonnée. Vers 18H00 Jean Paul et moi allons chercher le repas au restaurant voisin, comme convenu avec notre hôte, les autres préparent l’apéritif que nous dégustons à notre retour.

Et c’est après une agréable dégustation de paella, puis nous tisanons avant le repos de la nuit.
Lundi 26 Mai : Bien sur cela commence par un très copieux petit déjeuner ; où le beurre, le miel ou la confiture étendus sur la belle tranche du pain d’Ecole ; qui nous permettra d’attaquer en pleine forme la balade.

Lors de la présentation c’est le Mont Veyrier, dominant le lac d’Annecy qui était prévu. Mais vu l’absence de parking et le peu de places disponibles pour stationner nos voitures au pied de ce mont, une modification au programme a été apportée. Ce sera la traversée du Semnoz, départ du village de Leschaux, arrivée à celui de Machevaz qui va nous occuper ce jour. Bon d’accord au départ ce n’est pas fameux, fameux comme temps mais cela passe toutefois. Les gouttes de pluie resteront en suspension dans les nuages toute la journée ce qui nous permettra d’apprécier les cloches des vaches sur l’alpage du Semnoz, de converser longuement avec la salamandre noire de ce même alpage, de photographier le lac d’Annecy et le château de Duingt lors de la descente sur Machevaz. A Machevaz c’est Brigitte qui, ne pouvant pas marcher, attend les chauffeurs pour faire le transfert avec les véhicules entre Leschaux et Machevaz. Et lorsque les 4 voitures sont de retour tous se blottissent à l’intérieur pour rejoindre vite le gîte. En route c’est un véritable déluge qui s’abat sur nos têtes heureusement protégées par le toit des voitures. Mais encore une fois je remarque (en toute modestie) que j’ai terminé la balade avant la pluie. Cela vaut bien quelques points supplémentaires (les initiés comprendront). Pour le reste de la journée rien à rajouter le planning dans ces cas là étant toujours le même.

Mardi 27 Mai : Aujourd’hui c’est le Trélod qui est prévu. En me rasant le matin j’ai vite compris que ce qui était prévu ne serait pas tenu. Un espèce de petit, mais tout petit, crachin tombe régulièrement. Les gouttelettes sont toutes petites mais il y en a beaucoup et l’état du ciel prouve que c’est parti pour durer. Nous sommes toutes et tous des randonneurs aguerris mais la pluie n’est pas notre tasse de thé. Vous savez tous, briançonnais, que dès qu’il y a dans votre pays 4 Heures de pluie vous traduisez cela par un temps de chi… alors, pensez qu’ici cela dure beaucoup plus longtemps.

Donc Bernard il faut, pour marquer des points supplémentaires, qu’il trouve un plan B. Et le bougre il va trouver. C’est la fruitière d’Aillon le Jeune qui va le sauver. Un rapide contact avec une charmante hôtesse et direction la fruitière pour assister au moulage du fromage. La matinée s’avèrera très instructive sur cette fabrication et sur les procédures qui ont permis à cette tome (et oui dans les Bauges la tome n'a qu'un m, cela vient de leur patois ce fromage les anciens l'avait baptisé toma) d’obtenir une Appellation d’Origine Protégée. Bien sur après la visite il est indispensable de passer par le magasin de vente pour acquérir quelques victuailles qui seront dégustées plus tard.

De retour au gîte nous prenons notre repas de midi mais il va bien falloir s’occuper l’après midi. 3 personnes resteront tranquillement au gîte, les 14 autres prendront la direction du Col de Chérel, randonnée prévue normalement demain mais avancée donc. Au parking de Précherel il pleuvigne mais c’est encore jouable. En route cape sur le dos, sursac sur le sac, et en avant pour la montée. Et que croyez vous qu’il se passe plus on monte ? Et bien plus çà monte, plus çà pleut. Au bout de ¾ h c’est le drapeau blanc qui est hissé on arrête tout. Retour aux voitures, retour au gîte. Et là le plan C est mis en œuvre et c’est alors à coup de Rummikub et de Triomino, voire de mots croisés et même de sieste que le groupe s’occupe. Il y a aussi la visite à la boulangerie d’Ecole dont j’ai vaguement parlé au début. Alors maintenant un peu de détail. Ecole est un village de 300 habitants environ qui possède une boulangerie très connue et cela partout en France. Cette boulangerie vend du pain partout et même à Briançon où le magasin de l’Épine Vinette en dispose. Ce pain constitué au levain ne se trouve qu’en grosses boules, pains d’un kilo et est élaboré à base de farines complètes issues de l’agriculture biologique. Un de ses avantages majeurs, outre son gout particulièrement agréable, est qu’il peut se conserver environ 3 semaines après sa fabrication. J’en connais qui passeront de temps en temps à l’Épine Vinette pour en acheter.

Le reste de la journée sera une pure formalité, toutefois une question reviendra souvent sur le tapis. Cette question c’est : Que va-t-on faire demain ? Pour l’heure la réponse est : Wait and see.

Mercredi 28 Mai : Comme chaque matin levage et rasage sont mes deux premières actions. Dès l’ouverture des rideaux nous voyons que le temps n’est pas celui du Queyras. Ce n’est pas la Bretagne non plus, il ne pleut pas. Le petit déjeuner avalé, la décision est prise le plan B du jour c’est le plan A de la veille. Donc si vous avez suivi ce sera l’ascension du Trélod. Le Trélod ce n’est pas le point culminant des Bauges mais il en est tout près. Le plus haut sommet des Bauges c’est l’Arcalod avec 2217m, le Pécloz arrive à 2197 et le Trélod à 2181. Ce massif des Bauges comptabilise un bon nombre de sommets, tous accessibles, qui se situent dans ces altitudes entre 2000 et 2200 et qui permettent à tout randonneur de satisfaire sa passion. Vous ajoutez à 3 sommets et dans le désordre, ceux du Colombier, de la Sambuy, de la Dent d’Arclusaz, de la Pointe de Chaurionde etc..

Pour nous c’est Trélod aujourd’hui et pour cela direction le parking des Cornes en passant par un sympathique village répondant au beau nom de Cul du Bois.

Le parking atteint, il est temps d’entamer la longue montée. En levant les yeux nous nous apercevons vite que le plafond est bas, chez Hergé la réponse par le deuxième Dupont serait le plafond est très bas. Peu importe c’est dans un bois que commence l’ascension et le chemin est parfaitement visible. Plus avant nous sortons du bois et le plafond on dirait qu’il a encore baissé. Puis au passage du petit névé il est complètement sur le plancher, tout d’un coup il se relève, chic nous continuons. Hélas au niveau du plat qui précède la dernière ascension le plafond retombe, le Trélod a disparu, nous décidons alors de rendre visite à sa voisine la Dent des Portes 1932m quand même. Et c’est du haut de cette dent que … nous n’avons pas vu le Trélod. Vite à l’abri du vent qui se lève nous avalons notre pique nique avant d’entreprendre la descente. Et là, que voyons nous, le brouillard disparaît petit à petit en commençant par la vallée, Ecole au loin apparaît suivi de la Compote, des deux Doucy et le joli vert des forêts contraste alors avec le gris collé aux sommets. C’est lorsque nous aurons rejoint Ecole pour le retour sur Grenoble et Briançon que le Trélod se montrera enfin mais pour nous, trop tard.

Un dernier coup d’œil au gîte, chargement des sacs dans les voitures, une dernière discussion avec notre hôtesse de ces quatre jours et au carrefour des rues direction à droite pour rejoindre le Col du Frêne, Saint Pierre d’Albigny puis l’autoroute.

Que dire de plus de ce séjour, les Bauges comme tous les massifs des Alpes du Nord (Beaufortain, Chablais, Vanoise, Belledonne, Mont Blanc, Aravis etc..) sont magnifiques lorsqu’il y fait beau temps. Hélas la potentialité de tomber sur lui est aléatoire et je pense que notre association est assez maudite dans ces massifs. Je me souviens de 2 tentatives en Belledonne qui n’ont pas été sensationnelles non plus. Mais sans doute que d’autres ont été couronnées de plus de succès. Pourtant par beau temps les vues qu’offrent les sommets du Semnoz ainsi que celui du Trélod sont magnifiques. De chacun on aperçoit majestueusement le Mont Blanc et surtout toutes les montagnes environnantes notamment la Vanoise. Alors un jour peut être à l’occasion d’un prochain séjour le soleil sera là et nous en prendrons plein les mirettes.

Le paragraphe terminal sera consacré au gîte des Landagnes. Accueil agréable dans l’ancienne école d’Ecole, la salle du RDC est la salle à manger, le premier étage divisé en 2 permet le couchage de 9 personnes, la cuisine et les tables attenantes servent aux collations d’après randonnées et aux tisanes du soir. Enfin le 2ème étage est divisé en 2 dortoirs pour 10 personnes. Les repas proposés ont été d’agréable facture, particulièrement bien mijotés et présentés, ce qui nous a tous ravi. Ce gîte est à conseiller à qui veut faire un séjour dans ce massif, de plus notre hôtesse est une grande spécialiste des plantes et elle organise ici des stages sur ce domaine. Alors si vous êtes intéressés consultez le site Internet :

http://www.landagnes.fr/

Publicité
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Ah l'pays bauju, vin dieu
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article