Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
Babette et moi avons coutume de passer les vacances scolaires à Briançon cela nous permet de décompresser de la grande vie de la capitale des Alpes. Nous voilà donc pour 2 semaines dans la ville la plus haute d’Europe et là nous y retrouvons tous nos amis de l’ARBB. Ils sont très sympathiques à l’ARBB alors nous passons quelques moments ensemble. Quand je dis quelques moments le mot est faible car entre les randonnées, les réunions et les mises à jour cela devient quasiment du travail à temps plein, alors pour vous raconter notre calvaire voici quelques détails.
Cela commence Vendredi 17, dès notre arrivée, direction la MJC pour la présentation des réjouissances de la semaine. Et il y en a des réjouissances, randonnées pédestres, VTT, vélo de route, présentation de séjour et grande discussion animée sur les festivités de la semaine passée. La randonnée pédestre c’est pour Dimanche 19, direction les lacs de Ceillac. A Ceillac il y en a plusieurs et c’est à deux d’entre eux que nous rendons visite : le Miroir et le Sainte Anne. Claude qui connaît ces lieux comme le jardin de son chalet, il passe autant de temps dans l’un comme dans l’autre, nous a mené les yeux fermés vers ces deux lacs. Quel plaisir de tourner autour du Miroir dans lequel le Pic des Heuvières se mire, d’où son nom. De grandes herbes toutefois commencent à envahir cette belle étendue d’eau qui, peut être, dans quelques années deviendra tourbière. La suite de la randonnée c’est par l’alpage, un peu de piste de ski pour atteindre Sainte Anne. Elle a de la chance Anne elle a un lac pour se laver, certes l’eau est fraiche, elle n’en décape pas moins. Dans ce lac c’est la Font Sancte qui se mire et comme aujourd’hui l’eau est plus plate qu’une limande le reflet est formidable. C’est donc au dessus du lac que Claude sort le sifflet pour signaler la mi-temps, la pause déjeuner en fait. Les 26 convives dressent alors les tables, c’est simple il suffit de s’asseoir par terre ou sur le banc, de sortir les gamelles, les bouteilles d’eau et hop en trois temps trois mouvements d’attendre le café. Un peu de causette, la photo de groupe qui terminera sur le site et c’est le retour par le chemin de Chaurionde. Ce chemin c’est un PR (Promenade et Randonnée) et il est balisé Jaune oui d’accord, mais pas par Claude et cela se voit. Le jaune sur les rochers il est tellement pale qu’il faudrait que nos docteurs lui donnent un peu de fortifiant pour qu’il devienne plus efficace. Mais comme je vous l’ai dit plus haut Claude il connaît le secteur par cœur donc il nous mène facilement au parking de départ. Remarquez qu’il n’avait aucune chance de se tromper car il n’y a qu’un seul chemin sur le haut et dès que nous trouvons un carrefour les panneaux indiquent la direction à suivre. Avant le parking c’est la grande cascade de la Pisse qui nous présente sa verticalité de 200m environ et le splendide couloir qu’elle a creusé dans la falaise. De retour aux véhicules et vu l’heure avancée et surtout les difficultés de stationnement dans Guillestre les randonneurs préfèrent reporter à la prochaine sortie le pot de fin de randonnée. C’est donc ici que nous quittons Claude en le remerciant tous de cette magnifique promenade automnale dans ce site vraiment intéressant du Queyras.
La semaine commence tranquillement pourtant, dès Mardi 21, rendez vous nous est donné à quelques membres du CA (Concentré d’Adultes à moins que ce ne soit que Conseil d’Administration), pour plancher sur quelques textes relatifs à notre association. Et c’est dans le grand aquarium de Serre Paix que les poissons pilotes lisent et relisent et amendent ces textes qui contribuent à la bonne marche de cette association forte en couleurs. Il nous faudra quand même quelques heures pour venir à bout des remarques émises et c’est avec les corrections sous les nageoires que nous repartons. Non sans avoir au préalable goûté aux friandises offertes par la maitresse de maison. Encore un peu de réjouissances pour établir les corrections avant la diffusion des documents à tous nos amis. De toute façon demain, une grande partie de l’ARBB se repose, nous verrons Jeudi 23 qui sera d’attaque.
Et Jeudi 23 commence comme tous les autres jours à 0h00 précises. Pour l’Arbb le rendez vous c’est 8h30 à la MJC où 12 personnes sont présentes avec moi cela fait 13. C’est très agréable de commencer la journée à 13 et c’est direction Névache puis Chalets de Laval que nous partons pour effectuer la traversée par le Chemin de Ronde. Le ciel est bleu, la température agréable sans plus et le vent est nul, mais au sortir des voitures à Laval, il est particulièrement violent. Peu importe nous devons partir et bien sur nous partons. Une précision supplémentaire s’impose, le sol est recouvert d’une fine couche de couleur blanche. Est-ce du gel, que nenni c’est de la neige. Ouais mais nous n’avons pas pris les raquettes et c’est dommage car dans certains endroits la couche est épaisse, jusqu’à 40cm environ dans les congères formées par le vent. Mais cela n’arrête pas les disciples qui me suivent, celui qui patauge il est devant alors les autres… Chemin faisant nous parvenons à proximité du Lac de la Cula, galérons un peu avant d’atteindre celui de Laramon. Là à l’abri derrière de gros rochers nous mangeons vite car le vent du Nord, bien que calmé depuis ce matin, est quand même particulièrement puissant et froid. Une visite rapide au carrefour du GRP et du sentier montant depuis La Fruitière, avant de reprendre à gauche le GRP qui nous emmène tranquillement aux Chalets de Biaune et à la voiture permettant de transporter les chauffeurs des autres véhicules laissés à Laval. Cette journée se termine alors dans le vent comme elle avait commencé, les couleurs d’automne omni présentes nous ont montré un magnifique tableau de cette vallée de la Clarée. Vallée toujours visitée et particulièrement envahie par les nombreux véhicules que nous avons croisés lors de notre rotation au retour. Cet envahissement touristique justifie bien la mise en place de navettes en juillet août car le croisement ici est relativement sportif. Dimanche c’est sur les pentes de l’Izoard que nous irons voir si la circulation y est aussi dense. Mais avant il y a : Vendredi 24, c’est la date choisie pour le CA, cela veut bien dire Conseil d’Administration. Dans la grande salle du 1er étage de la MJC c’est autour de la table que 16 d’entre nous se rencontrent pour préparer l’AG de fin novembre. De fil en aiguille chacun présente son domaine, le secrétaire nous indique les adhérents, il y a déjà 6 nouveaux, le trésorier aïe aïe parle des sous, le compte d’exploitation sera négatif cette année mais nous puiserons dans les réserves, les responsables de commission donnent leurs chiffres qui sont tous meilleurs au fur et à mesure des énoncés. Vous avez compris que celui qui parle en dernier a gagné le pompon. Tout ce débat nous mène aux alentours de 19H30, et c’est sans collation que chacun rentre chez soi, en se donnant RDV pour Dimanche.
Dimanche 26 c’est sur le parking de la MJC que j’ai donné RDV pour une balade tranquille au sommet de Côte Belle Ouest. Ce sommet situé au dessus de la Casse Déserte domine la route du Col d’Izoard et le monument dédié à Fausto et Louison. Dans ces années là Fausto ne connaissait pas l’héro et Louison ignorait tout des transfusions. Il n’empêche qu’ils grimpaient allègrement les cols du Tour de France en se nourrissant essentiellement de produits locaux. Alors pour services rendus ils ont leur portrait dans un endroit où l’on ne peut pas stationner. Nous, c’est plus haut au Col de Platière que nous laissons les véhicules d’où les randonneurs sortent alors un par un. Robert est désigné comptable et c’est 26 personnes qu’il comptabilise aujourd’hui. 26 c’est le nombre atteint ces dernières sorties, les randonneurs de notre association profitent de l’été indien pour s’oxygéner après un été pourri. C’est en file indienne qu’alors nous entamons la longue mais douce montée jusqu’au Lac de Souliers. Cette cuvette ronde enchâssée aux pieds des crêtes de Tronchet et de Côte Belle permet au Grand Rochebrune de se mirer dans ses eaux d’un calme plat aujourd’hui. Ensuite c’est plein Nord que nous nous dirigeons et là la pente elle s’accentue. Ce n’est pas très long pour atteindre la crête mais quand même la pente elle t’asticote les mollets. Alors pour permettre à chacun de bien reprendre souffle et reposer guiboles quelques arrêts sont les bienvenus. Et c’est quasiment main dans la main à moins que ce ne soit talon dans pointe que nous parvenons tous ensemble sur la crête puis sur le sommet de Côte Belle Ouest. Un regard attentif et circulaire sur les montagnes blanches en face mais dont les sommets sont un peu caché par les nuages nous permet de deviner le Pelvoux, la Barre des Ecrins et tous leurs voisins. Mais la vue la plus impressionnante est celle de ce tas d’éboulis de la Casse Déserte qui lors de chaque orage bloque la route de l’Izoard. S’ensuit alors la collation de midi où les menus sont plus variés que ceux de la carte du Péché Gourmand, tout en étant moins originaux. Un coup de génépy suivi d’une goutte de liqueur de framboise, la faculté pardonne ici ces breuvages, et c’est la descente en zigzag jusqu’au lac. C’est chouette un groupe qui descend (un groupe qui monte aussi) la seule différence c’est qu’il est plus bruyant. En montée on entend des onomatopées de type : pfou,reuh, en descente les conversations sont beaucoup plus compréhensibles. Cela prouve que nos randonneurs ne sont point fatigués. A la prochaine sortie je colle 300m de plus. Et voilà qu’au beau milieu de ces conversations animées se profile la cuvette citée plus haut. Une longue pause photographique nous y attend avant le retour au parking et à Briançon. Mais avant un arrêt technique est nécessaire pour refaire le plein de vitamines et c’est dans la grande salle de l’hôtel d’Izoard à Cervières que nous stationnons. C’est ensuite dans la continuité des conversations précédentes que nous nous quittons avec une extrême satisfaction, celle d’avoir en cette fin octobre effectué une sortie très agréable dans ce haut lieu du Queyras.
En attendant jeudi 30 date des prochaines sorties, il ya Mardi 28, date choisie pour une formation terrain de nos animateurs. C’est avec notre référent Bruno, guide de haute montagne et ancien du PGHM, que j’ai convié 9 de nos amis pour réviser les gestes simples de sécurité et d’encordement. C’est sur les pentes fortes du chemin d’accès à la Via Ferrata de la Croix de Toulouse que nous partons effectuer ces révisions. Bruno avant le départ nous fait un long briefing, élément nécessaire pour bien positionner les étapes de la journée. En vrac sur ce sentier vont se succéder une chute avec bras cassé, d’où immobilisation avant appel des secours. Plus loin c’est la classique pose d’une main courante. Ce qui est important dans cette pose, c’est la tension de la corde. Et Bruno nous remémore les deux techniques pour réaliser cette tension. Chacun à son tour tire la corde pour s’exercer à cette tension et termine par les nœuds qui permettent de la bloquer. A midi nous arrivons au pied de la Via Ferrata et là, au soleil, nous déjeunons tout en continuant à parler des incidents pouvant survenir lors de nos sorties. Reprise rapide des exercices notamment celui permettant de sécuriser un randonneur devant descendre une pente raide. C’est simple, utilisation de la corde et à l’aide d’un nœud, le demi cabestan, l’animateur assure le randonneur lors de sa descente. Une autre technique celle des anneaux réalisés sur la corde avec des nœuds de 8 permet d’assurer également nos amis. Une dernière descente s’ensuit et là deux exercices de positionnement de victimes lors de chutes dans un terrain accidenté. L’essentiel étant de mettre ces victimes dans une position la plus confortable mais aussi la plus sécuritaire avant l’arrivée des secours. Enfin tout en bas constitution d’un brancard de fortune avec trois sacs à dos afin de transporter Christiane qui, après s’être cassée le bras le matin, s’est fracturée la jambe en fin de randonnée. Remarquez que pour porter quelqu’un sur 3 sacs il vaut mieux que cela soit Christiane plutôt que moi. Et c’est ainsi que se termine la journée non sans avoir eu une dernière image celle de Michel portant Bruno mais sur quelques mètres seulement. Ce type de journée que nous réalisons 2 fois par an (une en hiver et celle-ci en automne) permet à nos animateurs de revoir des situations que nous rencontrons peu souvent. Ces journées leur rappellent aussi qu’il faut prendre toujours des précautions avant les randonnées, bien les préparer, ne jamais aller au-delà de ses limites ni aux limites des participants et surtout d’avoir toujours en tête les décisions à prendre lors d’un éventuel incident. Merci aux 9 animateurs, Ghislaine, Christiane, Colette, Michel, Michel, Damien, Jean Pierre et Roger ainsi qu’à Claude qui a épaulé Bruno avec les conseils de la faculté. Quant à moi j’ai observé et j’en suis revenu épuisé mais content. Et maintenant rendez vous jeudi pour d’autres aventures.
Jeudi 30 cela se passe sur les pentes du Bois des Ayes et plus précisément en direction des Chalets de la Taure puis de ceux de l’Alp, au départ à la MJC nous sommes 14 à tenter cette aventure. En voiture jusqu’au Plan du Peyron où nous stationnons les véhicules et c’est très tranquillement que nous entamons la facile grimpette vers la Taure. Le bois des Ayes que nous traversons est une remarquable cembraie, une des plus grandes des Alpes, et nous y croisons quelques spécimen qui ont du voir passer de nombreux touristes. Au sortir du bois ce sont l’alpage et les chalets de la Taure qui nous accueillent et pour la pause nous devons éviter les grosses ou petites tâches brunes qui tapissent le sol. La vue d’ici sur l’alpage d’Orcières et le sommet de Peyre Eyraute est remarquable. Sur la gauche nous distinguons le Pas de la Casse de l’Ase qui permet de relier la lac de l’Ascension. Nous continuons alors vers les chalets de l’Alp où la pause déjeuner nous attend. Un petit coup d’apéro pour commencer à base de Rosé Cerise que Geneviève a transporté et pour finir une gorgée de vin de génépy de Mimi et c’est reparti vers le lac de l’Orceyrette qui nous attend plus bas. Il est petitement gelé le lac mais dans quelques jours l’épaisseur de la glace sera bien plus importante. Sur la berge nous profitons encore du superbe soleil qui inonde ce lieu, mais bien vite nous comprenons qu’il va bientôt passer derrière Peyre Eyraute et alors la température va vite baisser. Les sacs sur le dos nous rejoignons vite le parking puis Briançon où chacun pourra alors vers 15h00 vaquer à ses propres occupations, quant à moi, je vais pouvoir me reposer un peu. Pour la prochaine sortie il suffira d’attendre dimanche et demain vendredi chacun pourra faire son choix lors de la réunion hebdomadaire.
Le choix fait Samedi 1 novembre se lève après la réunion et, s’il n’y a pas de sortie il y a préparation de l’AG qui doit se tenir Dimanche 30. Et pour cela il faut préparer pour nos amis le diaporama des photos qui sera diffusé en ouverture de l’AG. Et aussi celui qui servira de fil rouge à l’AG elle-même. Et qui s’y colle et bien Roger et moi. Bien assis, chacun un ordinateur face à nous c’est le choix des photos, le transfert, les fiches à écrire ou à modifier. Bref tout cela nous prend un bon après midi mais que ne ferait-on pas pour satisfaire nos responsables de l’ARBB.
Heureusement le lendemain c’est dimanche et je reste au chaud tranquillement aux Arolles car demain c’est le retour dans la capitale des Alpes où je pourrai, enfin, me reposer. Je ne sais pas encore ce que nous ferons pour les prochaines vacances, celles de Noël et du Jour de l’An, mais peut être que nous resterons plus tranquilles car vraiment là nous sommes exténués.