Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.
En ce dernier Week End avant l’heure d’été, une quarantaine (43 exactement) de randonneurs hauts alpins s’est donnée RDV au gîte bien connu de La Vie Sauvage. Il faut dire que ce gîte, situé sur les hauteurs de la route desservant Saint Véran au lieu dit Prats Haut, est devenu depuis quelques années l’endroit où chaque arbbiste se doit d’aller. Prats Haut c’est un peu notre festival de Cannes. Certes pour atteindre la salle où seront décernées les récompenses, ce n’est pas un escalier monumental que chacun escalade, mais plutôt un escalier type échelle meunière. Ouais d’accord, mais allez demander à des starlettes en talons pointus de monter un tel escalier, que nenni, tandis que nos vaillantes randonneuses elles t’escalent les quelques marches en moins de temps qu’il n’en faut à un bavarois pour descendre une chopine. Mais ne nous égarons pas la journée commence par un RDV au Carrefour de Guillestre.
Vers 9 heures samedi l’enthousiasme des participants est aussi important que celui qui anime un joueur de loto lorsqu’il prend connaissance du tirage de perdant qu’il vient de suivre devant son petit écran. Cet état, un peu dépressif, est du au temps annoncé pour la journée. Pluie le matin, neige à midi voilà les prévisions. Et vous verrez, au fil de votre lecture, que c’est cela qui s’est passé. Au programme, à Guillestre, sont prévues trois activités :
Au parking de Ville Vieille, deuxième lieu de RDV, le ski de piste abandonne et se joint aux raquettes, 25 partent donc avec Claude pour raquetter et 3 avec Claude pour skier le fond.
Faisant partie des 25 je vais narrer rapidement la sortie. Elle est très simple, il suffit de lire le CR de l’an dernier et faire la randonnée à l’envers. Il faut y rajouter les arrêts fréquents pour pose (ou dépose) des capes de pluie. Rallonger aussi le circuit car à Meyriés nous avons prolongé jusqu’à Rouet atteint à 12H pile. Et qui s’invite à midi, bingo vous avez gagné, c’est la neige. Vite un abri sous 2 terrasses providentielles pour le sempiternel repas de midi et vite vite retour dans la vallée par un AR sans escale.
Visite rapide alors à la Maison de l’Artisanat pour quelques menus achats, mais aussi et surtout pour un réchauffement nécessaire pour nos corps humides et refroidis. L’intermède d’une heure terminé c’est sous la neige que nous grimpons à Prats Haut où la bonne chaleur du gîte nous réconforte totalement.
Que faire maintenant, distribuer les chambres, préparer la soirée, vaquer au jaccuzzi, attaquer les parties de cartes et de Rummikub et surtout attendre les derniers arrivants.
Et enfin lorsque, vers 19H, tous les participants furent arrivés, les chants commencèrent pour l’apéritif. Le repas, comme d’habitude ici, fut excellent et la soirée des réjouissances put alors commencer.
Ne peuvent alors comprendre ce qui s’est passé que les participants, en gros il y eut successivement :
Ces sketches entrecoupés de quelques histoires de notre amie Dominique ont précédé les chansons de la deuxième partie. 10 chansons suivent alors avec des noms très particuliers, puisque allant de Dans ma grotte jusqu’aux Monte en l’air, ont mis en valeur nos dames de l’ARBB. Chansons d’une vérité absolue, dont la première qui commence par :
A éveillé chez nos dames une dernière réplique ainsi formulée :
A la lecture de ces quelques lignes vous voyez que c’est une véritable pièce qui s’est jouée sur les planches nouvelles du salon de La Vie Sauvage. Et c’est avec un grand tonnerre d’applaudissements que nous avons salué notre auteur Claude, notre guitariste Claude. Et c’est vers minuit, heure difficile pour nous car à cette heure là les paupières ont tendance à tirer vers le bas, que nous avons en silence rejoint nos lits.
Dimanche RDV à 8Heures pour le petit déjeuner, et à 9 Heures pour la balade en raquettes sur le Canal de Pierre Dimanche. Quelques personnes resteront au gîte pour raisons tout à fait valables. Nous sommes donc 30 à parcourir, raquettes aux pieds, cet itinéraire bien connu. Arrivés à Gaudissart nous retrouvons le sentier de La Rua qui doit nous ramener au gîte. Après quelques péripéties sur la fin du parcours, notamment la traversée de la Bérésina torrent tumultueux coupant le sentier, où il a fallu ouvrir un passage et qui a permis à notre ami Claude d’écrire un texte qui prendra place sous peu dans toute bonne bibliothèque.
De retour au gîte les lasagnes sont prêtes, les appétits en ont vite raison et c’est autour des tables que les danseurs s’élancent dès la fin du repas guidés par les sons harmonieux des accordéons de Marrein et Dominique, de la guitare de Claude et de l’harmonica de Gabrielle.
Pourtant vers 15 Heures il est temps de lever l’ancre, car Claudine et Marc doivent préparer le gîte pour les clients du soir. Nos amis randonneurs doivent aussi rentrer chez eux pour participer à un devoir citoyen qui se déroule tous les 6 ans. Les voitures sont alors chargées, sacs à dos, sacs de voyage, raquettes etc.. y sont bien rangés et la descente dans la vallée s’effectue rapidement.
Et maintenant il faut penser au WE de 2015, en souhaitant que le couplet suivant ne soit pas de mise l’an prochain :
Moralité si cela se reproduit : où irons nous ?