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Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.

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Le Valais

 

C’est ce canton suisse que Marrein et Nicolaas nos amis arbbistes ont choisi pour nous emmener randonner en ce mois de juillet. Préparé de longue date ; reconnaissance totale avec Claude en juillet 2012, préparation minutieuse avec les participants, diffusion du circuit et des hébergements ; ce circuit commencera le mercredi 17. Prévu initialement à 12 personnes, il ne sera effectué que par 9 seulement, des ennuis de santé ayant bloqué Annick, Françoise et Damien à Briançon.

 

 

Mercredi 17 Juillet. 8heures rendez vous des 3 voitures sur le Champ de Mars pour une première demie étape afin de rejoindre Fionnay. Route sans encombre, le pique nique est vite avalé au pied le première montée, celle qui permet de rejoindre la Cabane de Louvie où nous attendent le repas du soir et le repos de la nuit. Beaucoup de monde dans cette cabane où se mélangent les groupes russes, suisses et irlandais. L’accompagnateur des irlandais ayant fait suivre sa guitare, la gérante lui demande quelques chansons. C’est ensuite le tour de chaque table de pousser la chansonnette avant le repos bien mérité. Les dortoirs sont quasiment pleins (la cabane peut en effet accueillir 60 personnes). En fait pour bien dormir il suffit de s’engouffrer dans le sac à viande, de fermer les yeux et surtout de ne point écouter les ronflements des voisins. Les voisines aussi elles ronflent, mais plus délicatement. La nuit sera donc longue pour quelques uns plus courte pour d’autres.

Jeudi 18 Juillet. A l’aube, cela commence à 6h00, les esprits se réveillent, les bols bougent dans la salle à manger, l’eau chaude colore le café (à moins que ce ne soit l’inverse), la confiture prend place sur la tartine et, après avoir dit bonjour, la bouche avale le petit déjeuner. Puis départ vers les cols car, aujourd’hui, il faut en passer 2 Celui de Louvie et celui de Prafleuri. La neige est au rendez vous et nous accompagne à partir de 2700m. En fait nous restons dans le blanc car le brouillard se lève et avec lui un peu de crachin. Le brouillard disparaît au moment où nous atteignons la cabane de Prafleuri et là surprise les bouquetins nous attendent. Un vieux mâle consent à libérer le passage sur le chemin au moment où, sans doute ébloui, je fais connaissance avec le sol. Genou droit légèrement touché cela ne m’empêche pas de rejoindre la cabane pour la douche, la bière et le repas. Par contre la nuit sera difficile car le sacré genou me fait souffrir plus que prévu.

Vendredi 19 Juillet. 5h00, réveil et genou pas bien du tout. Claire, notre amie médecin, à qui je demande une consultation me donne 2 nouvelles. Une bonne, ce n’est pas une entorse, une moins bonne le ligament interne s’est étiré. Une dose d’anti-inflammatoire doit me permettre de regagner, en descente, le lac des Dix d’où je rejoindrai Evolène en bus. Cette journée de repos devrait me permettre alors de continuer. Au lac je prends le bus, la bande réduite à 8 file vers le col de la Meina puis Evolène où, tous ensemble, nous prenons le bus pour La Sage et son gîte de l’Ecureuil. Accueil très agréable dans ce gîte pittoresque, repas excellent, un peu de patch Flector sur le genou, une bonne nuit et peut être que demain.

Samedi 20 Juillet. Réveil matinal et genou opérationnel. Le petit déjeuner fort agréable précède alors le départ pour le très joli col de Torrent. Positionné juste derrière Nicolaas je monte très tranquillement et tous suivent facilement. Un arrêt au lac nous permet de reprendre les forces nécessaires pour les derniers mètres de ce col Hors Catégorie. 2920 m telle est l’annonce du panneau. La vue ici est merveilleuse, le vent est froid, les corps sont chauds, alors l’arrêt est court avant d’entreprendre une belle descente sur le lac de Moiry. Au lac pause bière au chalet puis bus vers Grimentz où nous faisons quelques provisions pour le lendemain. Bus encore pour rejoindre Saint Luc puis funiculaire pour enfin monter jusqu’à la cabane de Bella Tola, étape du jour. Nous sommes seuls ici dans cette grande cabane pouvant accueillir 96 personnes. La bière est excellente, il y a de la blanche, le repas est simple, la nuit correcte dans deux dortoirs et … le genou tient bon.

Dimanche 21 Juillet. Même rituel maintenant bien rodé, réveil, reconstitution du sac. C’est important le sac à dos en montagne et en séjour. Il faut y mettre un maximum de choses dans un minimum de place avec un poids correct. Alors le linge va à droite, il peut très bien être à gauche et même au milieu, le petit sac de nourriture il va au fond, il peut aussi aller en haut. Pour le reste la corde elle va dans le sac de Michel, les piolets dans ceux de Jean Paul et Bernard. Le réchaud c’est aussi pour Michel, les dosettes c’est Claire qui les porte (attention il y en a 50 quand même), le livre de compte, les cartes, les réservations sont chez Nicolaas. Vous voyez quand même que l’entente règne. Aujourd’hui c’est le Meidpass qui est au programme. Facile le Meidpass depuis Bella Tola même pas 700m de dénivelé, c’est dire s’il est vite avalé. Plus bas nous retrouvons le lac de même nom pour une longue halte repas. La descente reprend et aboutit aux alpages des hameaux de Meiden. Là la soif nous guette, Nicolaas et moi apercevons un bâtiment surmonté du drapeau valaisan et traduisons immédiatement que nous sommes à proximité d’une buvette. C’est le cri de joie que nous poussons, lorsque, en écho et avec l’accent suisse, Hans (appelons le ainsi) nous répond : « Il n’y a pas de buvette ici ». Nous sommes un peu déçus lorsqu’il rajoute en ouvrant la portière de son 4X4 « Si vous voulez il y en a là ». Et de nous offrir à chacun un 33 de bonne facture … quoique pas assez fraîche. Suit la visite de son magnifique chalet ce qui nous permet de rejoindre quelques centaines de mètres plus bas Gruben et l’hôtel victorien du Schwarzhorn. L’hôtel se dresse sur 4 niveaux, nous dormons au niveau 4, dans les dortoirs où nous sommes bien serrés pour ne pas avoir froid. Les dortoirs sont pleins, notre groupe de 9, un groupe de 12 de Grand Angle, et des individuels. Il y a même un quidam qui dort dans le couloir entre les étagères pour sacs à dos et la porte des WC. Il en a vu passer, le bougre, du monde dans la nuit…

Lundi 22 Juillet. Quand on remonte la vallée pour atteindre Gruben, au village à droite il y a le col du Meidpas (déjà vu), à gauche le col le plus facile à prononcer l’Augstbordpass (2893m). Comme ce nom est difficile à écrire je le traduis par Aug. C’est donc le programme du jour, montée somme toute relativement tranquille, guère plus de 3h00 pour l’atteindre. Par contre pas facile l’Aug à la descente, 1000m mais en longues traversées. De plus la descente alterne entre névés et gros éboulis ce qui nécessite une grande vigilance. Enfin voici la salle à manger face au Mont Rose qui est caché par les nuages, puis Jungu et son formidable sentier bordé par une murette de près d’un km de long. A Jungu c’est le repos pour tous car la descente se fait par la benne qui dessert ce village. Enfin pour presque tous car Michel nous confie son sac à dos (avec la corde et le réchaud pour ceux qui auraient oublié) et s’engage dans une descente de 800m effectuée en une demie heure. Ah il a de bons mollets Michel … et surtout de bons genoux. Merci à vous de vous soucier du mien, il tient. La benne et les mollets nous ont menés à Saint Niklaus. En traduisant c’est Saint Nicolas où bien sûr nous nous devions de passer. Arrêt court car le bus de Grachen part dans 10 minutes et nous conduit presque à l’hôtel Alpina, fin de l’étape du jour. Petite frayeur, la patronne ne nous attendait que demain, mais comme l’hôtel est vide la solution est vite trouvée. 5 chambres nous sont allouées, les douches tournent, l’achat des victuailles pour demain s’organise, la bière (ben quoi il faut bien régénérer les sels minéraux et quoi de mieux que cette boisson) coule, la pluie aussi car l’orage se manifeste nous obligeant à laisser la terrasse pour la salle. Retour alors à l’hôtel, précisément au restaurant, pour les agapes de fin de journée.

Mardi 23 Juillet. Dernière étape de ce périple valaisan qui se termine à la station de ski de Saas Fée. Pour la raccourcir il est préférable de partir de Hannigalp, pour cela la télécabine nous évite 400m de dénivelé et quelques 4km de distance. Hannigalp – Saas Fée, c’est absolument splendide. C’est un sentier balcon qui alterne montées et descentes et qui dans un décor de cinéma relie ces deux stations. Ce circuit qui fait parti du Tour du Mont Rose est particulièrement emprunté et ce dans les deux sens. Les passages en forêt encadrent ceux en alpage, les traversées d’éboulis et de torrents se terminent au tunnel du grand torrent dévalant du glacier suspendu sous le Lammenhorn. L’entrée dans Saas Fée se fait par le Nord et les ruelles successives, où seules ont droit de circuler les voitures électriques, nous conduisent à l’hôtel Gletschergarten, l’hôtel des Glaciers, le dernier de ce périple. La soirée s’annonce festive, musique avec Gilbert Colly l’accordéoniste de l’hôtel, repas en extérieur avec fondue aux quatre fromages, et aussi bel orage nous obligeant à finir la soirée dans la salle intérieure.

Mercredi 24 Juillet. La station de Saas Fée, dans un but commercial, offre à chaque résident d’une nuit un Pass citoyen qui permet d’utiliser toutes les moyens de transport de la station gratuitement. Attention ceci n’est valable que pour une seule journée et une seule fois en saison (pour cela le Pass est délivré nominativement). Donc munis de nos Pass nous sommes partis faire un tour sur le glacier de la station, montée par le téléphérique de Felskinn, puis en rajoutant 5FCH transfert par le Métro Alpin jusqu’au sommet des remontées à 3500m. Là le domaine skiable est desservi de toutes parts par des téléskis, des télésièges, des navettes et les skieurs peuvent s’adonner à leur sport favori en toutes saisons. Aujourd’hui peu de skieurs car le temps n’est pas des meilleurs, par contre les cordées montent ou descendent à droite et à gauche vers les sommets de 4000 et plus. Pour nous ce sera un café ou un chocolat chauds et retour à Saas, déjeuner puis bus pour Visp suivi du train pour Martigny, dernier trajet en train pour Le Châble. Là Nicolaas retrouve sa voiture, emmène alors Michel et Bernard à Fionnay récupérer les deux autres véhicules. Et enfin tous ensemble, dans la composition du départ c’est le retour à Briançon.

Le Valais, canton suisse à 70% francophone et 30% germanophone, possède 40 sommets de plus de 4000m, la superficie de ses glaciers, dont celui d’Aletsch, représente les 2/3 des glaciers suisses mais aussi le 1/3 des glaciers alpins. Pour les randonneurs il est traversé par des circuits de renommée mondiale : les tours du Cervin et du Mont Rose, la célèbre route de Chamonix à Zermatt et bien sur la traversée Verbier Saas Fée. C’est cette dernière qui nous a véritablement tous enchanté et que nous conseillons à qui veut l’entreprendre. Pour nous elle a été d’une grande facilité par la préparation en amont, par les conseils et les explications de nos guides Marrein et Nicolaas. Ils ont, par leur gentillesse, leur disponibilité, les relais tissés un an avant avec nos hôtes, leur maîtrise de l’allemand, réalisé pour nous un séjour de professionnels.

Merci Marrein, merci Nicolaas et à bientôt pour d’autres aventures.

 

 

 

 

 

 

 

 

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A
quelle prose !! Mais les photos jointes sont les plus belles que j'ai pu voir à ce jour.<br /> Amicalement
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