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Pratiquant avec deux associations la randonnée pédestre j'ai eu envie de laisser quelques souvenirs de ces moments agréables passés avec mes amis.

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Citoyennes, citoyens, à vos grillades

Citoyennes, citoyens, à vos grillades

Chaque année, à la même époque, lorsque la neige recouvre les sols nous avons pris l’habitude, dans nos associations de randonneurs, d’aller en montagne pour y faire cuire quelques aliments. Saucisses, godiveaux, tranches de lard ou merguez sont alors les choix de nos convives. Que ce soit à Grenoble avec l’Asptt ou à Briançon avec l’Arbb le scénario est quasiment le même.

Cette année, pour éviter les redites, j’ai pensé ne faire qu’un seul article ceci permettra les comparaisons, par contre il n’y a que moi, ayant participé aux deux, qui pourra dire laquelle des deux fut la plus réussie.

Donc le matin c’est exactement le même cérémonial, il faut randonner, raquettes aux pieds, jusqu’au terminus. Pas de Bellecombe dans le Vercors pour les Grenoblois, Chalets des Ayes à Briançon. Une fois le lieu adéquat atteint, après une longue marche épuisante il faut allumer le feu et attendre que la braise soit constituée.

Et là un paragraphe s’impose pour noter les différences entre les deux équipes :

  • Pour le Pas de Bellecombe, c’est Nono qui s’est chargé d’emmener dans son sac le petit bois et le Dauphiné, le gril était solidement fixé sur mon sac. Et dès l’emplacement choisi le feu est parti. Alimenté alors par les buches que Nicole, François et Serge sont allés récoltées alentour le feu grandit, la braise se fait. Les saucisses sont alors positionnées côte à côte sur le gril façon alignement militaire et dans la foulée cuisent lentement mais surement,
  • Pour les Ayes, Nicole la veille nous a proposé de profiter des aménagements de son chalet d’alpage pour cette grillade partie. Pas besoin donc, ni de gril, ni de petit bois, quant au Dauphiné il y en a aussi au chalet. Parvenus aux Ayes et dès l’ouverture du chalet, le barbecue (sur roue) est sorti, positionné en bord de route et le feu est lancé.
  • L’ajout ensuite du charbon de bois a permis aux saucisses de cuire lentement sous le regard attentif de notre cher Robert.

Le paragraphe suivant est consacré à l’occupation des convives pendant que les grillades embaument le site.

  • En cette saison pour être dégustées les grillades demandent une bonne heure de préparation qu’il faut, pour les convives, occuper du mieux possible. Et bien dans les deux cas c’est la même chose. Ils ouvrent leurs sacs à dos, en sortent les amuses gueules préparées en bas, déploient les tire bouchons, s’en servent pour sortir l’élément qui ferme la bouteille et c’est dans la joie et la bonne humeur que victuailles et rosé sont rapidement engloutis.
  • Des deux côtés cette phase se déroule quasiment de la même façon, les participants goûtent à chaque victuaille, déguste le nectar qui est toujours meilleur ici en altitude que dans la salle à manger en bas, et attendent avec une impatience qui grandit tout le long des minutes la cuisson finale des grillades.

Et c’est là qu’intervient le dernier paragraphe celui où commence la dégustation des mets grillés.

  • A point qu’elles sont maintenant les saucisses, et oui dans les deux cas se sont de magnifiques godiveaux que j’ai transportés dans mon sac pour nourrir tous les amis qui ont répondus à cet appel. 13 à Bellecombe, 24 aux Ayes (les randonneurs de l’Arbb sont vraiment très gourmands mais aussi il faut le dire plus nombreux) se sont précipités comme des morts de faim sur ces petites saucisses qui furent, ma foi, englouties en moins de temps qu’il n’en faut à une poule pour faire son œuf.
  • Et ma foi, à voir la tête des mangeurs qui, sans le dire, réclamaient un peu de rab je pense qu’ils étaient toutes et tous ravis de ce repas frugal pris dans la montagne.

J’ai mentionné en début d’article que je donnerai mon opinion sur le match opposant Bellecombe et Les Ayes. Match disputé pour les occasions sur un terrain enneigé mais avec un soleil éclatant. Certes le temps s’est un peu couvert dans l’après midi côté isérois, il a été compensé par le démarrage quelque peu frisquet côté hautes alpes. La partie consacrée aux grillades a elle été totalement égale et les saucisses furent en tout point identiques. Les mets préparés par nos cuisinières (et nos cuisiniers) s’avérèrent absolument succulents. Quant aux rosés présentés, qu’il soit du Languedoc, de Provence ou d’ailleurs qu’est ce qu’ils sont bons après un court passage dans le frigo. Ce frigo toujours présent en hiver, il suffit de faire un trou et d’y oublier la bouteille quelques minutes.

Donc, amis grenoblois, amis briançonnais je ne vous départage pas pour ces journées grillades, je laisse le soin aux équipes de hockey d’en découdre et si les Bruleurs de Loups gagnent un jour, il faut savoir que quelques jours plus tard les Diables Rouges prendront leur revanche.

Et vivement 2015 pour de nouveaux feux … en montagne.

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